D'où viennent les cartons rouges et jaunes ?
L'histoire des cartons jaunes et rouges est assez récente dans le football.
Avant les cartons
Jusqu'aux années 1960, les arbitres avertissaient ou expulsaient les joueurs uniquement à l'oral. Cela posait souvent des problèmes de compréhension, notamment lors des compétitions internationales où les joueurs et les arbitres ne parlaient pas la même langue.
Le déclic : la Coupe du monde 1966
Lors du quart de finale entre l'Angleterre et l'Argentine pendant la Coupe du monde 1966, un énorme malentendu éclate. L'arbitre allemand Rudolf Kreitlein expulse le capitaine argentin Antonio Rattín, mais celui-ci refuse de quitter le terrain, affirmant ne pas comprendre la décision. Le match est interrompu plusieurs minutes dans une grande confusion.
L'idée de Ken Aston
À la suite de cet incident, l'ancien arbitre anglais Ken Aston cherche un moyen de rendre les décisions arbitrales compréhensibles par tous.
Selon son propre récit, l'idée lui vient alors qu'il est arrêté à un feu tricolore à Londres :
- Jaune = attention
- Rouge = arrêt
Il transpose ce système au football :
- Carton jaune : avertissement.
- Carton rouge : exclusion immédiate.
Première utilisation
Le système est officiellement adopté lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique. Le premier carton jaune de l'histoire de la Coupe du monde est attribué au joueur soviétique Kakhi Asatiani lors du match Mexique-URSS.
Pourquoi ces couleurs ?
Au-delà de l'inspiration des feux de circulation :
- le jaune symbolise l'avertissement et la prudence ;
- le rouge est traditionnellement associé à l'interdiction, au danger et à la sanction.
Aujourd'hui, le système est devenu si efficace qu'il a été repris dans de nombreux autres sports (rugby, handball, hockey, etc.)